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  <title>Blog de création : "En Travaux !"</title>
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  <title>Le dernier billet</title>
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  <dc:date>2007-10-03T13:10:22+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Gilles</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>C'est drôle la fin d'un journal...


J'imaginais le poursuivre, voire, faire un journal de création, mais impossible. Le travail d'un metteur en scène est souvent de se taire. Pas de mentir, mais de différer la vérité. 

Alors, j'aurais été obligé de tricher.


Il reste ces pages, 2 ans de...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <em>C'est drôle la fin d'un journal...
<br /><br />

J'imaginais le poursuivre, voire, faire un journal de création, mais impossible. Le travail d'un metteur en scène est souvent de se taire. Pas de mentir, mais de différer la vérité. <br /><br />

Alors, j'aurais été obligé de tricher.
<br /><br />

Il reste ces pages, 2 ans de recherche, d'hésitations, de contradictions, d'emportements, auxquels le spectacle obéit ou qu'il contredit.
<br /><br />

Peut-être y ajoutera-t-on les notes que Pat a fait jour après jour pendant les répétitions...

<br /><br />
Ah si, en dernier cadeau, le destin de julien et Tania, les 2 nouveaux venus :</em>

<br />
<br />
/15/ Ces deux-là étaient égarés. Pas perdus, égarés seulement. 
<br />
<br />
Pourquoi parler d’eux ensemble, eux qui se ressemblaient si peu ? C’est qu’en se rencontrant, J. et T. s’étaient demandés l’un à l’autre, à la même seconde : <em>— « Qu’est-ce que tu fais là, toi ? »</em>, et ils avaient éclaté de rire, comme ça arrive dans ces cas-là. Pour une première rencontre, un éclat de rire commun, c’est une promesse. Et puis ça permet de prendre son temps. 
<br />
<br />
Depuis, lorsqu’ils se regardaient, un fou rire leur venait qu’ils ne réprimaient pas mais qui se transformait de lui-même en sourire ou en baiser.
<br />
<br />
Ces 2 enfants étaient sauvages, elle pour avoir passé sa jeunesse dans un pays en guerre, où on apprenait à l’école à reconnaître un kamikaze à l’odeur de sa transpiration, lui pour être en quelque sorte un jeune homme des bois, qui vivait au milieu d’une forêt d’antennes et d’un entrelacs de fils où passait un courant asymétrique. Là, à l’abri derrière le mur de sa régie, il était bien. D’ailleurs, lorsqu’il s’avançait sur le terrain découvert de la scène ou de la piste, il s’y aventurait comme on entre dans une clairière, prudemment.
<br />
<br />
Cette prudence n’était d’ailleurs en aucun cas le signe d’un manque de courage, seulement de ceci : <em>— « Pourquoi risquer de se faire du mal quand on est bien ? »</em>
<br />
<br />
Cela contrastait évidemment avec l’apparente imprudence de T., qui, à chercher elle aussi à tout prix le bien-être, prenait souvent des coups, mais c’est ce qui avait facilité leur rencontre, elle s’aventurant sans hésiter sur son territoire à lui, au nom d’une devise qui aurait pu se formuler ainsi : <em>« Un peu de bonheur vaut tous les voyages. »</em>
(Ce qui ne signifiait pas qu’elle préférait la joie à la découverte, mais plutôt que si l’espoir d’un plaisir nécessitait un déplacement, ça valait le coup. Dit encore autrement, elle ne rechignait jamais à faire le premier pas, chose toujours fort soulageante pour ceux qui sont en face !)
<br />
<br />
D’ailleurs, comme lui, si elle n’était poussée à aucune sortie par l’espérance d’une félicité, elle pouvait se mettre à l’abri très longtemps et savait élever autour d’elle des barricades d’une taille tout-à-fait honorable. Mais, alors qu’on ne l’avait pas vu depuis des jours où elle était restée ainsi enfermé dans sa chambre, pour peu que pas très loin on entende le bruit assourdi d’une fête, on voyait la porte s’ouvrir d’un coup et T. en sortait joyeuse en disant <em>« j’arrive. »</em>
<br />
<br />
Doit-on s’étonner que cette sans-abri semi-insouciante (toute tentative d’explication de ce penchant compliqué d’un désir de refuge étant vouée à une simplification hasardeuse), doit-on s’étonner, donc, que cette sans-abri semi-insouciante ait naturellement emprunté le chemin qui conduisait à ce bâtisseur de cabanes, ce Robinson que l’habitude de la liberté n’avait pas réussi à rendre vraiment farouche.
<br />
<br />
Ainsi, seuls à eux-mêmes lorsqu’ils se regardaient dans les yeux, et suffisamment tranquilles pour s’aventurer sur de nouveaux sentiers, riches de cette profonde sagesse (comme beaucoup d’artistes devraient leur envier !) qui leur disait confusément qu’ils n’avaient pas besoin de se mettre « au centre », ni de rappeler sans cesse au reste du monde qu’ils étaient là, ils visitaient le chapiteau comme les amoureux de la <em>Dispute</em> de Marivaux, inconscients dans leurs promenades où ils butinaient des plaisirs, qu’autour d’eux les autres les regardaient un peu comme derrière une vitre, envieux de ce paradis perdu.]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/25/138-dans-la-rue-une-petite-fille-joue-avec-son-cerceau-elle-est-tuee-dune-balle-perdue-dans-lindifference-des-passants-on-emmene-son-corps-tres-tard">
  <title>Dans la rue, une petite fille joue avec son cerceau. Elle est tuée d’une balle perdue, dans l’indifférence des passants, on emmène son corps très tard.</title>
  <link>http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/25/138-dans-la-rue-une-petite-fille-joue-avec-son-cerceau-elle-est-tuee-dune-balle-perdue-dans-lindifference-des-passants-on-emmene-son-corps-tres-tard</link>
  <dc:date>2007-04-25T13:41:54+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Gilles</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Une petite discussion au téléphone avec Noël m'a fait réfléchir et sous ma douche, je me suis raconté le spectacle autrement. C'est finalement une autre façon de l'envisager, de le voir. Et d'une certaine manière, même de façon très rapide et imparfaite, cela finit ce séjour charentais :



Dans...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <strong>Une petite discussion au téléphone avec Noël m'a fait réfléchir et sous ma douche, je me suis raconté le spectacle autrement. C'est finalement une autre façon de l'envisager, de le voir. Et d'une certaine manière, même de façon très rapide et imparfaite, cela finit ce séjour charentais :
</strong><br />
<br />

<em>Dans la rue, une petite fille joue avec son cerceau. Elle est tuée d’une balle perdue, dans l’indifférence des passants, on emmène son corps très tard.

<br />
Un homme s’ouvre les veines sur une place publique, avec des couteaux.<br />

Ailleurs, quelque part dans le ciel, un autre homme explose.

<br />
Sur la terre, une girafe prisonnière pleure ces vies dévastées.

<br />
Pendant ce temps, des hommes et des femmes s’occupent à des tâches simples. Des taches parfois simples, parfois difficiles, des rencontres, des solitudes… Ils font preuve de gentillesse ou de courage, de coquetterie ou d’honnêteté. Ce sont des hommes et des femmes qui vivent.

<br />
Au milieu de tous ces vivants, 3 kamikazes menacent de faire sauter la planète. Mais leur menace est une mauvaise plaisanterie. Une fausse alerte. 
<br />

Après l’effroi, la vie reprend son cours, doucement. Une femme amoureuse pense à son amant, et même les trois potaches qui nous ont fait peur ont repris leur activité tranquille.
<br />

La femme amoureuse pense à son amant, mais cela ne lui suffit pas. Elle cherche des confidents à qui parler d’elle. Pour la première fois de sa vie, elle raconte des secrets à des inconnus. Après, elle va beaucoup mieux.
<br />

À d’autres endroits du monde, des gens simples accomplissent, sans vraiment le savoir, de grands exploits. 
<br />

Ils ne se connaissent pas, mais leur fraternité évidente obligera bientôt leur chemin à se rencontrer.
<br />

Dans un jardin public, des enfants grandissent. Ils s’amusent et leur parents ont très peur pour eux. Ils les tiennent par la main mais les emmènent dans des chemins difficiles.
<br />

Tout près, dans une cage d’escalier, un homme seul est effondré. Derrière la porte, la femme qu’il appelle ne le laissera plus jamais entrer. Sa douleur est inconsolable, et puis la vie le ramène à la vie et à la gaîté, doucement.

<br />
Combien d’année a-t-il passé dans cette cage d’escalier, on ne le sait pas, mais lorsqu’il redescend dans la rue, guéri, il fait beau et il est heureux de regarder les gens aller et venir.
<br />

Il y a un homme, une femme et une jeune fille. Ils s’accompagnent. Les deux adultes bien sûr protègent cette enfant, mais elle aussi, d’un autre côté les protège. En ce moment, ils lui parlent de l’amour et de son premier homme. Elle n’a pas si peur que ça. Son appétit est plus fort que son effroi.
<br />

Pendant que ses trois là se promènent, une homme arrive et sans raison tue l’homme qui tient la main de la petite fille. 
<br />

Maintenant c’est la nuit, un garçon tourne en rond, il est inquiet, il est perdu. Lorsque ses amis le rejoignent, il oublie sa peur. Et la nuit s’éclaire de la joie de ces quatre camarades.
<br />

C’est la nuit, et les gens se préparent à aller se coucher. Des gens se disent au revoir. D’autres, adieu. D’autres essaient d’emmener quelqu’un dans leur nuit. 
<br />

C’est la nuit. Des enfants rêvent, ils sont couchés depuis longtemps.
<br />

C’est la nuit. Les étoiles se décrochent du ciel.
<br />

Dans une chambre, une jeune homme est malade. Il s’endort une dernière fois. Il le sait et il n’est pas malheureux.</em>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/25/137-l-exemplaire-de-ruffec-2">
  <title>l'Exemplaire de Ruffec 2</title>
  <link>http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/25/137-l-exemplaire-de-ruffec-2</link>
  <dc:date>2007-04-25T11:00:29+02:00</dc:date>
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  <dc:creator>Gilles</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Petit hourra ! Devant l'initérêt du billet précédent, puisqu'on peut y lire des notes, mais sans pouvoir déchiffrer ce à quoi elles se rapportent, j'ai réussi à compresser le fichier suffisamment pour pouvoir le rendre téléchargeable, en trois fois tout de même (un petit méga chacun). Si donc le...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <strong>Petit hourra ! Devant l'initérêt du billet précédent, puisqu'on peut y lire des notes, mais sans pouvoir déchiffrer ce à quoi elles se rapportent, j'ai réussi à compresser le fichier suffisamment pour pouvoir le rendre téléchargeable, en trois fois tout de même (un petit méga chacun). Si donc le coeur vous en dit de lire cette sorte de version 0.2.1 de Fournaise, laissez-vous aller. Et surtout, comme disent les jeunes gens modernes sur leurs blogs : "Lâchez vos coms !". Oui, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, et si les questions que je me pose sont les questions que vous vous posez à la lecture de cet objet hybride.<br />
<br />
<em>Fournaise 0.2.1</em> est donc là : 
il y a donc <a href="http://www.attentionfragile.net/data/fichiers/01exemplairederuffec.pdf" hreflang="fr">le début</a>, puis <a href="http://www.attentionfragile.net/data/fichiers/02exemplairederuffec.pdf" hreflang="fr">le milieu</a> et enfin, comme son nom l'indique, <a href="http://www.attentionfragile.net/data/fichiers/03exemplairederuffec.pdf" hreflang="fr">la fin</a>.
</strong>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/24/136-l-exemplaire-de-ruffec">
  <title>l'Exemplaire de Ruffec</title>
  <link>http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/24/136-l-exemplaire-de-ruffec</link>
  <dc:date>2007-04-24T07:24:07+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Gilles</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>J'ai donc fini cette relecture de la version 0.2. Lecture qui, sur un point au moins, m'a ouvert une perspective nouvelle et débloque des choses. Donne de la liberté. Sur le reste, beaucoup de détails, mais c'était l'étape nécessaire pour accoucher de Fournaise 0.3. 
J'aurais bien voulu en faire un...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <strong>J'ai donc fini cette relecture de la version 0.2. Lecture qui, sur un point au moins, m'a ouvert une perspective nouvelle et débloque des choses. Donne de la liberté. Sur le reste, beaucoup de détails, mais c'était l'étape nécessaire pour accoucher de Fournaise 0.3. <br />
<br />J'aurais bien voulu en faire un fichier à télécharger (je vois bien que directement à ce format, on n'arrive pas à lire grand chose, mais même compressé à mort, le fichier fait 17 méga. Gloups ! Il faudra se contenter de mes pattes de mouches.
</strong><br />
<br />
<img src="/dotclear/images/notes1.jpg" alt="" /><br />
<img src="/dotclear/images/notes2.jpg" alt="" /><br />
<img src="/dotclear/images/notes03.jpg" alt="" /><br />
<img src="/dotclear/images/notes04.jpg" alt="" /><br />
<img src="/dotclear/images/notes05.jpg" alt="" /><br />
<img src="/dotclear/images/notes06.jpg" alt="" /><br />
<img src="/dotclear/images/notes07.jpg" alt="" /><br />
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<img src="/dotclear/images/notes09.jpg" alt="" /><br />
<img src="/dotclear/images/notes10.jpg" alt="" /><br />
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<img src="/dotclear/images/notes12.jpg" alt="" /><br />
<img src="/dotclear/images/notes14.jpg" alt="" /><br />
<img src="/dotclear/images/notes15.jpg" alt="" /><br />
<img src="/dotclear/images/notes16.jpg" alt="" /><br />
<br />]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/22/135-s-occuper-pendant-une-soiree-electorale">
  <title>Pendant une soirée électorale</title>
  <link>http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/22/135-s-occuper-pendant-une-soiree-electorale</link>
  <dc:date>2007-04-22T23:43:53+02:00</dc:date>
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  <dc:creator>Gilles</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Je vais passer les quelques jours qui me restent à revisiter cette version 0.2 en notant ce qui me passe par la tête.

Ce soir, tout en travaillant un peu, j'ai surtout la tête aux 11% de Le pen, j'avoue. Et Hugo un des fils de Xavier m'a dit ce matin que ses copains de classe disaient qu'il...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Je vais passer les quelques jours qui me restent à revisiter cette version 0.2 en notant ce qui me passe par la tête.<br />
<br />
Ce soir, tout en travaillant un peu, j'ai surtout la tête aux 11% de Le pen, j'avoue. Et Hugo un des fils de Xavier m'a dit ce matin que ses copains de classe disaient qu'il fallait voter Sarkozy pour qu'il n'y ait plus d'arabes en France, preuve s'il en est que...
<br />
<br />
Allez, pas de politique directe dans ce journal, juste profiter un peu des revers du FN pour prendre des notes.<br />
<img src="/dotclear/images/petitesnotes1.jpg" alt="" /><br />
<br /><img src="/dotclear/images/petitesnotes23.jpg" alt="" /><br />]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/21/134-apres-la-fin">
  <title>Après la fin</title>
  <link>http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/21/134-apres-la-fin</link>
  <dc:date>2007-04-21T17:48:36+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Gilles</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>J'ai écrit non pas une autre fin, mais le dernier rebondissement du spectacle, une fin humaine. (Je sais, en la lisant on se dit qu'elle répète la scène du début où Jean est propulsé dans les cintres... A voir donc) :

C’est après la fin du spectacle, lorsqu’on croit que tout est fini avec cette...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ J'ai écrit non pas une autre fin, mais le dernier rebondissement du spectacle, une fin humaine. (Je sais, en la lisant on se dit qu'elle répète la scène du début où Jean est propulsé dans les cintres... A voir donc) :<br />
<br />
C’est après la fin du spectacle, lorsqu’on croit que tout est fini avec cette traversée. Lorsqu’on croit que les acteurs vont venir saluer. Mathias entre tout seul, peut-être en traînant un gros tapis. Un peu après les autres viennent installer la bascule, sans piédestal cette fois. Et ils s’asseoient sur le tapis pendant que Mathias parle :<br />
<br />

<em>Je suis malade je sais pas combien de temps ça va durer je sais même pas vraiment si je m’en irai je sais pas en même temps j’aimerais pas que ça dure trop longtemps Je dis ça c’est pas vrai j’aimerais beaucoup que ça dure très longtemps mais des fois je fatigue un peu physiquement Je sais on dirait pas j’ai l’air en pleine forme en fait ça part en sucette C’est con ça me plaisait bien moi tout ça la vie le printemps les arbres les filles les pâtes a la carbonara c’est con Je crois que j’aurais fait un très bon grand père père j’aurais pas été assez sévère mais grand père ça va on n’a pas besoin d’être sévère justement ça m’aurait plu en fait En fait je crois que j’aurais bien aimé devenir vieux tout simplement tranquille J’aurai bien aimé Ma devise c’est "Jamais à plus de deux pas du bonheur" C’est moi qui l’ai inventée ça me va bien comme programme ça me va bien en plus j’y arrive ça fait super longtemps que j’ai pas été malheureux je me souviens même plus enfin je me souviens mais c’est loin c’est super loin J’ai mal aux genoux le spectacle m’épuise en même temps quand c’est fini je suis plus en forme qu’au début Pour en revenir au bonheur faut pas croire que ça vient comme ça je me suis entraîné j’ai bossé En ce moment je fais quelques entorses au règlement mourir me fait un peu de peine je sais que je vais manquer à un tas de gens ça me rend triste Je suis bien ici je suis bien partout mais je suis vraiment bien ici de plus en plus Bon ils sont prêts je vais pas m’éterniser de toute façon Le reste c’est mon secret je ne le dirais à personne</em>
<br />
<br />
Il se place sur la bascule, vérifie si tout le monde est prêt, fais un signe ses camarades prennent leur élan et il saute. Lorsqu’il est en haut de son saut, avant qu’il redescende, noir.<br />
<br />

(Il faut se débrouiller pour engloutir le son de sa chute, que le spectacle finisse en l’air)]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/21/133-samedi-matin-sur-la-terre">
  <title>Samedi matin sur la terre</title>
  <link>http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/21/133-samedi-matin-sur-la-terre</link>
  <dc:date>2007-04-21T12:14:37+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Gilles</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Hier soir, juste avant le spectacle de Thomas, dernière rencontre publique à Ruffec. Finalement, à les mettre en bouche, les textes écrits résistent bien, et les chansons aussi. J'avais flané toute la journée dans cette écriture et je m'y sentais bien. Même si malgré moi cette façon d'écrire n'est...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Hier soir, juste avant le spectacle de Thomas, dernière rencontre publique à Ruffec. Finalement, à les mettre en bouche, les textes écrits résistent bien, et les chansons aussi. J'avais flané toute la journée dans cette écriture et je m'y sentais bien. Même si malgré moi cette façon d'écrire n'est pas mon style. Tant mieux, les personnages de ce spectacles parlent un langage qui n'est pas le mien, mais qui me plaît. <br />
<br />
C'était très étrange, et palpitant de lire devant Mathieu des paroles écrites pour lui. Et puis c'était la première fois, comme Jean et Marie étaient là aussi, qu'on partageait le travail de Fournaise.
<br />
<br />Je pense qu'il sera bien de lire, ou de raconter le spectacle à toute l'équipe au début des répétitions. D'incarner le spectacle... <br />
<br />
En attendant, inventer d'autres paroles.<br />
<br />Je crois définitivement que  c'est Pierre qui tuera Mathieu sans raisons. J'imagine son regard perdu après, Le face à face silencieux avec les gosses.<br />
<br />
Au retour, trouvé le mail de Manue qui me dit qu'elle ne sera finalement de l'aventure. Elle va manquer au spectacle. Nous manquer. Son destin d'amoureuse nous manquera aussi.<br />
<br />Ce matin Patou me dit au téléphone qu'elle ne retrouve pas dans les paroles que je lui fait dire la beauté du destin que je lui ai écrit. Mais en écoutant la lecture d'hier, je trouve à ses paroles de la grâce. Il faut dire que j'ai pas mal réécrit la première mouture.<br />
<br />J'aimerai bien trouver ce que dit Mathias. Et à quel occasion il parle.
<br />
<img src="/dotclear/images/manue.jpg" alt="" />]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/18/132-fournaise-version-02">
  <title>Fournaise version 0.2</title>
  <link>http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/18/132-fournaise-version-02</link>
  <dc:date>2007-04-18T07:50:38+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Gilles</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>C'est fait. Ce travail de consolidation n'était pas inutile.


Tout est dit dans la note aux acteurs de la version 0.2 que ceux qui ont envie peuvent télécharger à cet endroit.
Là, Frédéric me manque vraiment. Il y aurait un vrai story-board à faire, même très rapide et sec, de l'ensemble de...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <strong>C'est fait. Ce travail de consolidation n'était pas inutile.<br />
<br />

Tout est dit dans la note aux acteurs de la <a href="http://www.attentionfragile.net/data/fichiers/FOURNAISE_0_2.pdf" hreflang="fr">version 0.2</a> que ceux qui ont envie peuvent télécharger à cet endroit.<br />
<br />Là, Frédéric me manque vraiment. Il y aurait un vrai story-board à faire, même très rapide et sec, de l'ensemble de l'écriture...
</strong><br />
<br /><img src="/dotclear/images/detail .jpg" alt="" /><br />]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/17/131-la-tache-du-jour">
  <title>La tâche du jour</title>
  <link>http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/17/131-la-tache-du-jour</link>
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  <dc:creator>Gilles</dc:creator>
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  <description>Toutes ces choses que j'ai écrites ces jours derniers, ces paroles, ces chansons, modifient pas mal la façon de lire la version 0.1 de Fournaise. Il serait bon, avant d'aller plus loin, d'essayer d'intégrer ces textes dans le scénario, voir comment elles se posent, ce que ça change et tout et...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Toutes ces choses que j'ai écrites ces jours derniers, ces paroles, ces chansons, modifient pas mal la façon de lire la version 0.1 de Fournaise. Il serait bon, avant d'aller plus loin, d'essayer d'intégrer ces textes dans le scénario, voir comment elles se posent, ce que ça change et tout et tout... Autrement dit, il est peut-être temps de faire une version 0.2, pas vraiment finie, mais une sorte de montage des images et des paroles. Même incomplet (et déséquilibré puisque ça donnera aux textes déjà écrit une importance un peu hors mesure par rapport à ceux qui manquent encore), ça devrait m'aider. <br />
<br />
En tout cas, ce matin, c'est là que ça coince.]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.attentionfragile.net/dotclear/index.php?2007/04/17/130-carte-postale">
  <title>Carte postale</title>
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  <dc:date>2007-04-17T08:51:32+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Gilles</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <img src="/dotclear/images/petitsseins2texte.jpg" alt="" /><br />
<br />]]></content:encoded>
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