Créée en 1987,
cette conférence-spectacle s’est jouée plus de 500 fois
devant des publics très divers. Accompagnant des colloques, la programmation
de pièces de Commedia dell’arte ou un travail pédagogique,
elle permet à un public adulte ou scolaire de mieux appréhender
la réalité du théâtre, en le détachant de
sa seule perception littéraire.
Le théâtre masqué et la Commedia dell'Arte
Conférence jouée,
de & par Gilles Cailleau.
Où on se demandera pourquoi l'acteur,
qui ne désire rien autant qu'être reconnu, cache son visage derrière
un bout de cuir, au risque de sentir la vache et de ne signer aucun autographe
de toute sa vie.
Où on apprendra qu'Arlequin n'est pas qu’une collection de livres,
que Polichinelle n'a pas toujours eu trois maisons qui n'ont ni poutres ni chevrons,
que Pierrot n'a pas toujours été gourmand... Bref ! que ces personnages
et d'autres avant de devenir des images stéréotypées, ont
été les outils d'un théâtre subversif.
Où on s'apercevra que manger comme un cochon, être bête comme
une oie, têtu comme une mule ou bavard comme une pie sont peut-être
des handicaps dans la vie, mais des qualités sur la scène et que
le jeu masqué, en redonnant sa place au jeu immédiat, permet toutes
les transgressions, dont la plus osée est peut-être d'ouvrir le
théâtre à tous les spectateurs.
Où on se rappellera surtout que le jeu, simplement parce qu'il entraîne
à la liberté, est gravement politique, et qu'au théâtre,
comme cela devrait se passer dans la vie, le corps n'est pas l'ennemi de l'âme.
Le tout en mots et en jeu, dans une conférence la plus sérieusement
déjantée possible. Parce que parler du théâtre est
une chose
trop importante pour ne pas se faire dans la joie.