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L'HISTORIQUE DU TOUR :



L'histoire n'est pas banale :

Affiche TCC1er acte - novembre 2000, la compagnie crée un spectacle « la vie rêvée », un petit commerce de mensonge, le spectacle nous plait, mais à moitié seulement. Il faudrait le retravailler beaucoup, mais certains d'entre nous sont partis sur d'autres routes. Problème, un directeur de théâtre l'a acheté. Gilles va lui rendre visite et lui dit que le spectacle s'arrête.
2ème acte - Le directeur de théâtre en question, plutôt commode, nous dit « Qu'à cela ne tienne, créez en donc un autre, je le coproduis. »
3ème acte - Une équipe se reforme, on cogite, on écrit : ça s'appellera « attraction céleste ». On commence à travailler. Du côté du théâtre, on imprime les programmes. Mais, 10 jours avant de partir en résidence, dans l'équipe on s'aperçoit qu’on ne s'entendra pas assez bien, qu'on est allé trop vite et que l'aventure n'est pas partie du bon pied ! Penaud, Gilles et Patou vont voir l'équipe du théâtre. - Vous voilà déjà, vous avez une semaine d'avance ! - Vous n’y êtes pas, on ne viendra pas ! On leur dit la vérité toute nue !
4ème acte - On s'attend au pire ! Alors, le directeur, nous montrant, désolé, les programmes où le nom du spectacle mort-né est écrit en très gosse lettre, nous dit cette chose incroyable : « je ne vous en veux pas trop, remettons ça à l'année prochaine, mais cette fois-ci, ne me faites pas faux bond ! »
5ème acte - Incrédule, Gilles regarde cet homme singulier. - C’est vrai ? - Vrai ! Alors, qu'est-ce que tu montes ?

Et c’est comme ça qu’on lui a proposé un solo (pour être certain qu’on serait au rendez-vous), jouer toutes les pièces de Shakespeare, c’était une envie que Gilles avait depuis longtemps. Et le directeur de théâtre a dit, - C’est infaisable, ça me plait, banco !

Entre parenthèses, que d’éventuels coproducteurs futurs ne s’alarment pas, nous étions jeunes, une telle aventure ne aventure ne nous arriverait plus maintenant, voyons !

Corot Ce directeur de théâtre, cet homme si précieux s’appelait Xavier le Goff, il officiait au théâtre de La Mure.

Après, sept mois d’écriture tenace, dans un ancien jardin de curé, les caravanes posées au pied de trois cèdres du Liban et puis…

On est arrivé à la Mure. C’était le mois de juin.

On a posé la roulotte, la tente, les caravanes en rond, sur l’herbe, juste à côté du théâtre.

Les 7 semaines de répétitions, on ne les oubliera pas de sitôt. Parce que, pendant qu’on répétait, les gens de la Mure et nous, on s’apprivoisait lentement.

On n’oubliera pas ceux qui passaient en revenant du travail voir un bout de scène en fabrication, histoire de se requinquer.

On n’oubliera pas ceux qui déposaient la nuit des cadeaux qu’on retrouvaient le matin devant la tente, avec un petit mot : j’espère que ça vous servira ! Oui, ça nous a servi, le spectacle est plein d’accessoires atterris de la sorte, bouée de sauvetage, couteau rétractable, poupées, tapis…

On n’oubliera pas ce vieux marocain tournant timidement autour de la tente caïdale (on aurait dit le renard du petit prince), entrant finalement un jour et s’asseyant au premier rang, pas pour nous regarder, non, mais parce qu’ « une tente comme ça, je n’en ai pas vu depuis que je suis parti du Maroc, il y a 50 ans. Mon frère aîné, s’est marié dans la même. Ne vous dérangez pas pour moi. Je me rappelle.» Si ça peut servir à ça, le théâtre ! D’autant plus qu’après, il est revenu avec ces petits enfants, pour leur montrer, leur offrir un peu de son enfance déchirée.

Corot Nuit On n’oubliera pas non plus la bibliothécaire épanouie, nous disant - Tous les livres de Shakespeare, et tous les livres de théâtre sont sortis, c’est la première fois !

On n’oubliera rien de tout ça, ni les amis qu’on s’est fait, ni le voisin timide qui croyait qu’il n’avait pas le « droit » d’aller au théâtre, parce qu’à l’école, il était toujours au dernier rang, et qui pleurait à la fin de la représentation…

Ni, et c’est ce dont on est le plus heureux, que maintenant, quand des habitants de la Mure parlent du Tour complet du cœur, ou nous écrivent ou nous téléphonent pour nous demander des nouvelles, ils disent - «Comment va notre spectacle ?»


Depuis qu’il a été créé le 2 juillet 2002, Le tour complet du cœur a été joué à La Mure et à Entraigues (Isère), à Marseille (Usine Corot), à La Plagne en Haute-Savoie, à Miribel (banlieue Lyonnaise), à Saint Sébastien sur Loire (Loire Atlantique), à Saint Barthélémy d’Anjou (Maine et Loire), à Port de Bouc, Aubagne, aux Pennes-Mirabeau, à Berre-l’Etang, à Simiane-Collongue (Bouches-du-Rhône), à Avignon en 2004 (En 2003, on était en grève), à Toulouse, à Figeac (dans le cadre du Chaînon manquant), à Viscomtat (dans le puy-de-Dôme), à l’Été de Vaour (Tarn, quel festival !), à l’île de Ré.

Pour savoir où il se jouera la saison prochaine, il y a le Calendrier

En savoir plus sur le spectacle

La Fiche technique


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