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CARMEN, le retour :  

 

On est en train de travailler à la prochaine création qui aura lieu pendant la Biennale internationale des arts du cirque de Marseille, en février 2021. 

Ça va s’appeler Je suis Carmen! 

 

Vous vous dites – Carmen, ils n’ont pas déjà monté ça l’an dernier ? Justement, après avoir monté l’opéra en grand, Gilles veut explorer différemment le mythe, alors, il a demandé à Sophie (la soprano de Carmen version opéra) et à Amanda de fabriquer avec lui une manière de confidence dans le contraire de l’arène qui accueillait l’opéra : la tente caïdale du Tour complet du cœur et la roulotte.  

 

Du cirque, de l’opéra ?... Et pourquoi pas ? 

Tout est dit dans l’air célèbre du toréador : le cirque est plein de sang !  

Voilà ! Carmen et l’opéra sont mariés au cirque.  

Carmen, parce que les chemins de sa liberté sont potentiellement mortels, chacun de ses pas est périlleux. L’opéra, parce que la voix lyrique est tellement toujours sur le point de se briser que celui qui la porte est un funambule.  

 

Que se passe-t-il alors quand deux cousines, l’une devenue mât-chiniste, l’autre devenue soprano, viennent raconter l’histoire de Carmen qu’elles écoutaient en boucle sur un électrophone quand elles allaient petites chez leur grand-mère ? L’une se confie à l’autre – Carmen, j’ai l’impression que c’est moi et l’autre lui répond – Non, c’est moi. Elles tombent des nues. Elles sont si différentes l’une de l’autre… 

 

Elles ont raison toutes les deux. Chacun est Carmen à sa manière. Tout le monde a en lui une ligne de partage entre son désir de liberté et son aspiration à la tranquillité. Tout le monde se mesure au courage. Le vrai courage, celui qu’on a quand on a peur, mais que parce qu’il le faut, on est là ! 

 

Si ça vous dit, lisez le dossier artistique illustré !